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  • Suite romaine : Je l’ai vu à la radio

    La première impression du nouveau pape – François de son nom – fut plutôt positive – tout le monde (ou presque) ainsi que l’ensemble des média de la planète ont l’air à s’entendre là-dessus. Un changement de style ! disait-on, ravi, et plusieurs (des catholiques, surtout) étaient déjà convaincus que nous sommes là au début d’un temps nouveau, caractérisé par “un grand ménage” et des réformes majeures.

    Quelques esprits chagrins avaient beau rappeler les positions doctrinales tout à fait conservatrices du nouveau Souverain Pontife et attirer l’attention sur l’épisode plutôt sombre de la dictature argentine de droite, lors de laquelle le Monsignore avait apparemment pris le parti de ne pas trop se faire remarquer – on les a rapidement accusé d’avoir un méchant parti pris, d’être de mauvaise foi et de lancer des accusations sans fondement.

    Optimiste par principe mais sceptique par nature et devenue prudente par expérience, j’ai envie de donner la chance au coureur, comme on dit – mais je n’oublie pas qu’on reconnaît l’arbre à ses fruits. Donc, wait and see – voilà ma devise, pour l’instant.

    Donc : je l’ai à l’œil !

    ***

    Alors, c’était hier, la messe inaugurale du nouveau pape. À Montréal, on pouvait assister à la transmission de l’événement à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, pendant que sévissait – à la veille de l’équinoxe du printemps – une splendide tempête des corneilles qui nous a laissé 30 cm bien sonnés de nouvelle neige. Je connais quelqu’un qui s’y est rendu et qui m’a dit plus tard que c’était émouvant.

    À la radio, en après-midi, on diffusait un reportage en provenance de la Ville Éternelle qui relatait avec force détails le déroulement de cette messe solennelle. Vous pensez bien que j’ai prêté l’oreille.

        

    ©MTP

  • matin froid
    sur le balcon un rapace
    a laissé des restes

    ©MTP

  • Suite romaine

    fumée blanche
    bénissons le Seigneur
    c’est un Argentin

    habemus papam
    ils ont le motton*
    les gens de La Motte

    les premiers mots
    de François aux pèlerin:
    buonasera

    * avoir le motton : au Québec, avoir la gorge serrée.

    ©MTP

  • Suite romaine

    Pendant que les Princes de l’Église prient, méditent et votent (dans le plus grand secret, comme il se doit pour une multinationale qui se respecte), les milliers de journalistes dépêchés à Rome pour couvrir l’événement (qui, pour l’instant, n’en est pas encore vraiment un,) ne savent pas trop quoi se mettre sous la dent et ont du mal à employer leur temps de façon intelligente pour ainsi justifier les sommes dépensés (souvent à même des deniers publiques) pour leur séjour dans la Ville Éternelle. Ils sont donc à la recherche de sujets insolites qui pourraient faire objet de reportages captivants sur lesquels s’ouvriront les journaux télévisés, le soir venu, faute de vraies nouvelles. Cela permet aux téléspectateurs qui n’en demandaient pas tant d’admirer la foule de pèlerins bigarrés, Place Saint-Pierre; la presse du Vatican où l’on imprimera dès que possible le nouveau calendrier auquel il ne manque que le portrait du nouveau Souverain Pontife; ou encore les tables rondes aux nappes immaculées autour desquelles le soir, après leurs durs labeurs dans la Chapelle sixtine, se réuniront les cardinaux afin de se sustenter. Une autre stratégie des médias pour faire patienter un auditoire captif consiste à donner la parole à une foule de “spécialistes” des questions “religieuses”.  Ces gens, hommes et femmes, parlent d’abondance, de préférence avec une pointe de critique face à cette institution millénaire qu’est l’Église catholique. Ils lui reprochent bien des choses (je vous épargne les détails que vous connaissez tous), mais surtout son légendaire incapacité d’adaptation et son aversion contre toute nouveauté. Et pourtant…

    © MTP
  • Senryû, encore…

    P.S.
    conclave = cum clave = littéralement : sous clé.
  • Senryû, encore…

    P.S.
    La Motte est une minuscule municipalité (457 âmes !) québécoise, située en Abitibi, à mi-chemin entre Amos et Malarctic, à des centaines de km de Montréal. C’est le lieu de naissance du cardinal Marc Ouellet, ancien archevêque de Québec et primat du Canada qui fait présentement figure de papabile. À en entendre les médias, tous les journalistes qui n’ont pas eu la permission de se rendre à Rome sont maintenant à La Motte pour y suivre, en direct sur grand écran au Centre communautaire (l’ancienne église paroissiale) les événements.

  • Attention, senryû à l’ancienne

    cardinals in Rome
    their secret discussion
    of transparency

    (merci à Bill pour sa traduction ! )

  • MoNaléku : Le coin des squatteurs, jour 28

    Pour voir les contributions des squatteurs au Jour 27 du MoNaléku, on clique

    ICI

    et on fait défiler le curseur jusqu’au bas de la page pour lire les commentaires.

  • MoNaléku Jour 28

    Désolée, mais mon inspiration m’a quittée, en fin de MoNaléku. C’est donc du vieux stock que je vous ressers, en guise de haïku (plutôt senryû) sur le thème de CUISINE.

    Vous avez déjà pu lire le tercet qui suit dans le renku Quelques grains de riz (avec Huguette Ducharme).